CHARPENTE

Le kiosque de l’école : un projet technique et ambitieux.

La Petite histoire du kiosque :
En Avril dernier les 2ème année charpente ont réalisé comme épreuve EP3 du CAP blanc, la taille de pièces de bois qui ont permis de réaliser la conception de ce kiosque.
Les apprenants de couverture, Anthony et Titouan, futurs BAC PRO IPB de cette année, se sont proposés d’en effectuer la couverture, avec l’encouragement de leur formateur, Bertrand SOUPERBIE. Le niveau de compétence des jeunes et leur motivation leur permet d’exécuter une couverture à tasseaux sur la partie basse, un type de couverture très complexe, surtout sur une base ronde.
Les vacances sont là, le chantier attendra la rentrée pour une reprise avec ces apprentis et la participation de Maxime Garbay et Théo Thibaut en BAC PRO.
La partie basse est donc achevée, le matériau utilisé est du zinc naturel.
Mi-septembre, la couverture de la partie coyautée, en ardoise de pays est démarrée.
Pour assurer l’étanchéité entre les coyaux et le cône, une feuille de plomb est utilisée. Les soudures ne sont vraiment pas évidentes !
Le cône est réalisé avec une feuille de zinc “Anthra-zinc”, son aspect est noir.
Enfin Titouan et Anthony se lancent le défi de réaliser un épi digne de ce nom. Aidés par B. Souperbie, ils se mettent au dessin et un sujet très complet est créé : 1 parallélépipède à 8 faces, une boule réalisée en quartiers et la partie girouette composée d’une bizaigue “emblème du charpentier”, surmontée d’un petit lapin et d’un renard.
Aujourd’hui le 18 décembre, ils ont levé la toiture sur ses poteaux.
Un beau travail d’équipe, un défi de taille relevé avec passion, par ces jeunes charpentiers et couvreurs. Une grande satisfaction de l’ensemble des participants, un plaisir pour le formateur.

PORTRAIT

Une charpentière passionnée.

L’Ecole des Métiers du Lot accueille depuis quelques années des adultes en reconversion bénéficiant d’un programme régional appelé Divers CAP. Depuis septembre, Pauline Nigou a choisi de préparer un CAP Charpente en un an au sein de notre établissement, mais également en alternance dans l’entreprise de Ben Gates.

Après des études scientifiques dans la Biologie appliquée à la Santé, dont l’objectif était de travailler dans la neuropsychologie, et une expérience de médiatrice scientifique et culturelle au Museum d’Histoire Naturelle de Toulouse, cette jeune femme de 27 ans a interrompu son cursus et changé radicalement d’horizon, avec le souhait de trouver un travail manuel, et de vivre à la campagne.

A travers différentes rencontres très enrichissantes, elle découvre la charpente, métier qui lui plait tout de suite, et décide de faire des stages grâce à Pôle Emploi, puis d’intégrer le CFA.

Ce qu’elle aime dans le métier ? Tout le savoir traditionnel lié à la charpente, les « techniques modernes ne l’intéressent pas », elle préfère travailler la tradition : apprendre à réaliser les épures, le piquage du bois, l’utilisation des outils à la main, l’équarrissage, l’utilisation des tenons et mortaises…

Etre une femme dans ce métier d’homme ? Ce n’est pas un problème pour elle, qui a eu « la chance d’être entourée par des personnes ouvertes, pas du tout dérangées par ça… » !

Pour Pauline, il n’est pas du tout impossible pour une femme d’exercer dans le bâtiment, notamment dans ces métiers où la réflexion et la logique scientifique sont nécessaires… Il faut bien sûr avoir « un bon physique » mais on peut utiliser des techniques pour préserver sa santé, comme par exemple le palan, un système de levage manuel (voir la photo de l’article). Pauline l’a aussi appris de la personne avec qui elle travaille, qui est seul sur les chantiers depuis des années…

Pauline a développé un véritable intérêt pour la charpente (comme son collègue Baptiste, un autre adulte en formation au CFA), qu’elle peut aujourd’hui partager avec les professeurs de l’école, avec qui elle s’entend très bien, et qu’elle apprécie comme « d’excellents professionnels et pédagogues, qui sont toujours ravis de transmettre leurs connaissances »…