AGENDA 21

Trier, recycler, c’est sauver la planète

En sortie pédagogique dans le cadre de l’agenda 21 scolaire, les éco-délégués de l’École des Métiers ont visité le SYDED de Catus  accompagnés d’un guide. Le centre de valorisation sert principalement à trier et recycler les déchets. C’est à Catus que le premier centre de tri « pilote » en milieu rural a été construit en 1994. Pour privilégier l’emploi, son fonctionnement s’appuyait uniquement sur le tri manuel. D’ici la fin de l’année, il passera le relais à un nouvel équipement. Grâce à l’intégration de plusieurs machines, comme les trieurs optiques, le tri des matières sera plus poussé et en grande partie automatisé pour traiter les 58 000 tonnes de déchets annuels.

“A la demande de notre guide, nous avons enfilé des gilets orange pour permettre aux employés de nous identifier sur le lieu. Dans un premier temps, il nous a expliqué les règles de sécurité, le tri à respecter et le recyclage, que ce soit pour le compost ou le bois pour les chaufferies.  Tous les sites ont été vus, y compris le hangar où sont stockés tous les déchets pour les envoyer sur le tapis de tri.  Les employés du SYDED trouvent diverses choses en triant les déchets, comme des seringues, dangereuses pour ceux qui travaillent. Les employés du SYDED ont des conditions de travail fatigantes alors vivement le nouveau site !”

Le SYDED, une contrefaçon ?

On ne peut s’empêcher de penser aux compressions de César, sculpteur français qui dans les années 70 a réalisé des œuvres à partir de matériaux récupérés (verres, plastiques, métaux)

Article rédigé par le Comité “Agenda 21” de l’École des Métiers

MEILLEURE BAGUETTE

Un ancien apprenti représente l’Occitanie à Paris.

Lundi 1er avril 2019, l’Ecole des Métiers avait l’honneur d’accueillir les candidats au Concours Régional de la Meilleure Baguette Tradition, organisé par la Fédération des boulangers-pâtissiers de la Région Occitanie, présidée par Robert Bonal. Les sept candidats avaient 6 heures pour réaliser 40 baguettes tradition et en sélectionner 20 pour la présentation au jury, selon des critères stricts (longueur à 5 cm près et poids à 12g près). Tous les candidats ont travaillé à partir de la même farine, issue du même moulin, ne connaissant ni son nom ni son origine. Ils pouvaient seulement apporter leur pré-fermentations (levains, pâte fermentée, etc.) et restaient libres de leur méthode et recette.

Le jury, présidé par Gérard Loubet (jury au concours du MOF), était composé de 4 professionnels et de 4 “aficionados”. Ils ont noté selon des critères techniques, mais aussi sur le ressenti, le goût. Les deux premières places ont été attribuées, sous anonymat, à l’unanimité : le 2ème prix revient à l’Ariègeois Julien Tete du Mas d’Azil, la première place a été remportée par Cédric BEZIAT, artisan boulanger à Cahors. Ils concourront sur le parvis de Notre-Dame à Paris pour la finale nationale du 13 au 15 mai prochain. Bonne chance à notre ancien apprenti, Cédric !

SALON DE L’AUTO

Des apprentis en visite au Salon de l’auto de Genève

Cédric , Kevin, Ahmed , Bryan  et Guillaume , apprentis en MCSEA, accompagnés de leur professeur Patrick Aguiar, sont allés visiter le Salon international de l’Automobile le 12 mars. Après une balade nocturne aux abords du lac Léman, le petit groupe de l’Ecole des Métiers s’est plongé dans l’univers du Salon de l’auto : visite des différents stands pour y découvrir les dernières nouveautés, y compris les innovations des modèles électriques et hybrides, les prototypes, l’outillage mécanique… Nos apprentis ont testé des simulateurs et des jeux, dont un jeu de réflexe utilisé pour l’entrainement de pilote de F1. Une journée dense et riche en découvertes !

SENATORIALES

Une délégation d’apprentis de l’Ecole des Métiers participe aux 19e Rencontres Sénatoriales de l’Apprentissage.

Le formation en apprentissage est l’enjeu de nombreuses réflexions en France, dans le cadre des réformes actuelles voulues par le législateur.

Le 14 mars dernier, des délégations d’apprentis venues de toute la France étaient invitées à se rendre à Paris, dans le prestigieux Palais du Luxembourg qui abrite les instances du Sénat de la République Française, afin de participer à un ensemble de tables rondes autour du thème “L’apprentissage : les nouveaux enjeux de la formation”, sous la présidence de Gérard Larcher, Président du Sénat et Bernard Stalter, Président de CMA France.

Naturellement, l’Ecole des Métiers du Lot était présente, par le biais des classes d’apprentis en Bac Pro Commerce 1ère année et Bac Pro Interventions sur Patrimoine Bâti 1ère année, accompagnés par leur professeur d’Histoire-Géographie, Nicolas Malinowski.

Après une visite guidée du Palais du Luxembourg, les jeunes ont assisté à trois tables rondes sur les thèmes des politiques d’orientation, des parcours d’apprentissage ou des opportunités de la réforme actuelle. Parmi nous, certains n’ont pas résisté à la tentation d’un selfie avec Gérard Larcher, que nous remercions pour sa disponibilité. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on croise le troisième personnage de l’Etat…

PORTRAIT D’APPRENTI

FOCUS SUR LA SEMAINE DE L’AUTOMOBILE

Loïck Etendard – Apprenti en CAP Peinture en carrosserie à l’Ecole des Métiers du Lot

Loïck quitte sa ville natale vers 5 ans, pour suivre son père gendarme. Après plusieurs déménagements, la famille s’installe à Cahors il y a une dizaine d’années. Si la vie de famille se passe bien, pour l’adolescent la scolarité est parfois difficile. Au collège, puis au lycée, Loïck ne se sent pas à sa place. Pourtant, déjà, il sait que c’est le travail manuel qui l’intéresse. Déjà, il s’imagine en apprentissage, mais n’a pas encore trouvé sa voie.

Après un BAC Pro Maintenance des équipements industriel, l’amorce d’un BTS Maintenance des systèmes, Loïck se réoriente : une formation au GRETA en informatique pour apprendre, entre autres, à mettre son CV en valeur, puis, surtout, un stage chez Citroën qui lui ouvrira les portes de l’apprentissage, via un sas de préapprentissage. Citroën l’engage ensuite comme apprenti, et Loïck rejoint les apprenants du CFA pour un premier CAP en carrosserie.

Loïck sait ce qu’il veut, et surtout le mode de formation qui lui convient. Rester sur une chaise, pour lui, c’est hors de question. Il faut que ça bouge. Et la formation sur le terrain est une solution évidente, elle permet de faire ses preuves directement, d’être mis en situation, et donc aussi de trouver plus facilement du travail. « Ça nous apprend à être adulte. Il faut être respectueux, ponctuel, responsable… comme tout salarié. On apprend beaucoup via le travail en entreprise. »

Aujourd’hui, Loïck est épanoui. Il a confiance en lui, fait du sport, se sent bien au sein de sa bande de copains. C’est un jeune homme positif, posé, curieux et soigneux, qui participe volontiers et s’intéresse à ce qu’il fait. Il s’est lancé dans un CAP Peinture en carrosserie, qu’il finira cette année. Il travaille toujours chez Citroën, le même employeur pour la troisième année consécutive. Loïck y a fait sa place et est intégré aujourd’hui comme un membre à part entière de l’équipe.

Et pour la suite ? Trouver un travail pérenne, « devenir suffisamment compétent pour mériter un salaire plus élevé, et vivre une vie tranquille ». Ce modèle sera peut-être suivi par son petit frère de 18 ans, qui pourrait s’orienter, lui-aussi, vers le chemin de l’apprentissage.